Les MOOCs, l’enseignement en ligne et l’enseignement mixte en Belgique

En marge de l’atelier ScienTIC organisé à Bruxelles (17 – 21 novembre 2014) et destiné essentiellement à la définition des projets de pédagogie universitaire par le numérique éducatif dans les universités congolaises engagées dans le projet UnivesiTIC, les huit participants congolais ont été invités à deux forums  sur les premières expériences des MOOCs en Occident.

Les MOOCs (massive open online courses) ou les CLOM (cours en ligne ouverts et massifs) ont séduit centaines des personnes en Occident et commencent timidement à pénétrer sur le continent africain. L’intérêt et l’engouement vers les MOOCs ont de quoi surprendre. Selon Thierry Karsenti, deux positions s’opposent en pédagogie universitaire sur les MOOCs : les techno-enthousiastes et les sceptiques. Les premiers mettent en avant le fait que les MOOCs puissent résoudre les problèmes d’accès à l’éducation, comme la distance, la conciliation travail-famille-études et les droits de la scolarité. Les sceptiques mettent en cause la faible qualité de la pédagogie dans les enseignements en ligne.

Le mercredi 19 novembre 2014, les huit représentants des institutions congolaises sont conviés au forum organisé par l’Académie Royale Belge pour les sciences et les arts sur les MOOCs, l’enseignement en ligne et l’enseignement mixte. Durant plus de huit heures, des experts venus de la Suisse, France, Canada, l’Anglettere et les Etats- Unis se sont succédés à la tribune soit pour vanter les avantages des MOOCs dans l’enseignement supérieur, soit pour exprimer les craintes et les dangers des MOOCs sur le plan pédagogique et de l’évaluation. Il faut signaler deux communications remarquables, celle de Pierre Dilenbourg (Ecole de Polytechnique Fédérale de Lausanne) qui a fait un état de lieu de la pénétration des MOOCs en Belgique et en Europe; et celle de Françoise Docq (IPM – UCL) qui est revenue sur les actions pionnières menées par l’UCL dans l’enseignement massif et en ligne. Il faut signaler qu’un nombre relativement faible de projets MOOC sont en élaboration pour l’Afrique de l’Est (Tanzanie et Kenya) et l’Afrique centrale (Cameroun). En RDC, on ne fait état, jusqu’ici, d’aucun projet sérieux sur les MOOCs.

Le deuxième forum sur les MOOCs organisé le 20 novembre 2014 a soulevé des questions sérieuses d’éthiques en mettant en cause les enseignements en ligne qui vont à l’encontre de l’essence même de l’université. Aussi, ce forum était une occasion de prévenir les universités contre toute hantise d’opter pour des technologies sans mesurer les effets négatifs et néfastes qu’elles peuvent entraîner.

Narcisse KALENGA
Ute – Université de Lubumbashi

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